11 000€ !

Chronographe encreur signé ‘Chronographe in[vent]é par Rieussec à Paris’, vers 1830.
Cadran en émail blanc (fêlure et petit accident), incrusté dans une plaque de laiton doré, division en secondes numérotées par groupes de cinq, avec un cadran de cinquièmes de seconde (un peu effacé) sous 60, poussoirs pour ‘marche/arrêt’ et ‘pointage’, réservoir d’encre ; mouvement à double platine, en laiton et acier, grand barillet, échappement à cylindre, balancier simple en laiton, remontage par grand bouton derrière ; boîtier en palissandre à filets clairs avec panel à glissière pour accéder au réglage pour le balancier. 80 x 106mm.

Rieussec obtient, le 9 mars 1822, un brevet de cinq ans pour ‘un garde temps, ou compteur de chemin parcouru’, appelé chronographe, à secondes, indiquant la durée de plusieurs phénomènes successifs’ (voir notre vente du 16 mai 2011 lot 133). Conçu à l’origine pour les besoins des courses de chevaux, son domaine d’application a été rapidement élargi. Ainsi, un chronographe de Rieussec fait partie de l’équipement des savants Humboldt, Arago, Prony, etc., pour mesurer la vitesse du son à Montlhéry le 21 et 22 juin 1822.
Rieussec cherche toujours à améliorer son instrument. Le 16 janvier 1838 il obtient de nouveau un brevet (de dix ans) pour les ‘perfectionnements’ qu’il a apportés au chronographe. L’un des développements les plus marquants est la conversion du cadran mobile avec index fixe en cadran fixe avec index mobile, comme dans l’instrument présenté ici.
Cet exemplaire se situe dans la période de développement entre les deux brevets, en témoigne l’inscription ‘Inventé par Rieussec’ et non ‘Breveté’, comme c’est le cas pour les modèles de la première génération produits pendant la période 1822-1827 (période du premier brevet).